The way we Listen

Le week-end dernier a Ă©tĂ© l’occasion pour nous de faire un petit voyage Ă  Montpellier pour aller vivre l’expĂ©rience U2-3D. Difficile de savoir Ă  quoi s’attendre, Ă©tant donnĂ© qu’il n’existe aucune autre rĂ©alisation du genre.

Nous arrivons donc au CGR de Lattes (voir les salles et les horaires ici) une petite demi-heure avant la sĂ©ance. L’entrĂ©e dans la salle a Ă©tĂ© une vĂ©ritable cohue… non pas Ă  cause de U2-3D mais Ă  cause du succès phĂ©nomĂ©nal du moment (”Bienvenue chez les ch’tis“) qui avait lieu Ă  la mĂŞme heure dans la salle voisine. Nous nous installons donc dans une petite salle qui elle non plus ne tarde pas Ă  se remplir. De ravissantes lunettes nous ont Ă©tĂ© distribuĂ©es ; après quelques minutes d’attente les lumières s’Ă©teignent… Et commence une aventure envoĂ»tante.

L’introduction m’a fortement marquĂ© : des sĂ©quences de l’arrivĂ©e des fans passant les tourniquets de sĂ©curitĂ© et dĂ©marrant une course effrĂ©nĂ©e vers le Saint Graal : une place au coeur de la fosse, au plus près de la scène. D’autres plans d’un stade rempli mais dans l’obscuritĂ© totale nous rendent impatients de dĂ©couvrir la suite… le tout avec en bande sonore le fameux “Everyone… everyone” qui lançait les concerts de la tournĂ©e amĂ©ricaine du groupe. Puis les premières notes de Vertigo retentirent : le stade s’allume et on se rend compte que l’on est pas vraiment dans le stade face Ă  la scène… mais plutĂ´t sur scène, juste au dessus de la batterie de Larry Mullen Jr, avec le groupe qui s’installe sous nos yeux. Vertigo dĂ©marre, le stade explose. Et quelle claque!

La 3D est vraiment saisissante. Le rendu des musiciens est incroyablement rĂ©aliste : tantĂ´t vu de scène, tantĂ´t en gros plan, tantĂ´t vu du public en dĂ©lire. A plusieurs moments j’ai mĂŞme cru que les mains levĂ©es de la foule Ă©taient celles des personnes assises devant moi. On est plongĂ© dans l’univers U2 Ă  100%. S’enchaĂ®nent les morceaux avec une grande efficacitĂ©, le choix des plans est très judicieux et nous permet de profiter au maximum de cette performance.

La performance du groupe est quant Ă  elle parmi les meilleures que l’on ait pu voir en DVD. Le choix des chansons est Ă©galement bien effectuĂ©, retraçant Ă  la fois les grands classiques (Sunday Bloody Sunday, New Year’s Day, Beautiful Day, One, With or Without You) pour le grand public et quelques perles (Miss Sarajevo, Love and Peace or Else, The Fly, Yahweh). Mes moments de grâce :

  • Love and Peace or Else, oĂą la performance de Larry Mullen Jr. en avant de scène, avec un simple tom+cymbale est captivante
  • Sunday Bloody Sunday, qui restera Ă  jamais mon morceau prĂ©fĂ©rĂ©
  • Miss Sarajevo et la performance vocale impressionnante de Bono sur le passage “opĂ©ra” (chantĂ© originalement par Pavarotti)
  • Where the Streets Have No Name, oĂą on peut admirer un public tellement survoltĂ© que ça en donne la chair de poule
  • The Fly, l’esprit ZooTV ayant Ă©tĂ© magnifiquement transposĂ© en 3D : avalanche de lettres, de mots (le moment “BELIEVE–>LIE” m’a empli d’une grande joie notamment, les fans comprendront ; ) )

A noter Ă©galement les performances excellentes de The Edge Ă  la guitare et mĂŞme au piano, et surtout celle d’Adam Clayton Ă  la basse, très dynamique.

Un concert qui se termine sur la belle performance acoustique de Yahweh, qui conclut le film dans une douceur adĂ©quate. Fin d’une magnifique aventure d’1h30, qu’on aurait volontiers prolongĂ© encore un peu… Une aventure qui aurait Ă©tĂ© encore meilleur si le son Ă©tait Ă  la hauteur de l’image. Malheureusement le volume n’Ă©tait pas suffisamment puissant pour pouvoir ĂŞtre entourĂ© et emportĂ© par le concert. Mis Ă  part ce constat difficile de trouver de vĂ©ritable dĂ©faut, tant la performance est innovante. Saluons la prouesse technique de l’Ă©quipe de tournage et de rĂ©alisation qui rĂ©ussi Ă  nous faire partager un moment de la vie du groupe irlandais comme jamais aucun groupe ne l’avait fait avant au cinĂ©ma. Bravo.

Avez-vous eu la chance de vivre cette expĂ©rience? Qu’en avez-vous pensĂ©? Quelles sont les moments qui vont le plus ravi?

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Je voudrais vous prĂ©senter un film que j’ai dĂ©couvert rĂ©cemment. “Almost Famous” (Presque CĂ©lèbre) est parfaitement liĂ© avec ce blog car il nous plonge dans l’univers des groupes de Rock des 70’s, Ă  la Led Zeppelin, Black Sabbatch ou The Who.

Pour vous faire partager cette dĂ©couverte, j’ai demandĂ© Ă  un très bon ami, bien plus expert que moi en cinĂ©matographie, d’Ă©crire son propre point de vue. Après tout c’est lui qui m’a fait dĂ©couvrir cette rĂ©alisation… Cet article est donc rĂ©digĂ© par Arnaud Fernandez, dont je vous invite Ă©galement Ă  dĂ©couvrir le site web.

Almost Famous (presque célèbre), écrit, réalisé et produit par Cameron Crowe (en collaboration avec le célèbre producteur Ian Bryce) est un film saisissant.

Authentique de part son caractère semi-autobiographique, le réalisateur ayant à l’age de 16ans travaillé pour « Rolling Stone Magazine », brillant sur le plan technique (rappelons-nous simplement que M. Crowe est le papa de Jerry Maguire, Singles et Vanilla Sky pour se convaincre de ses capacités) et très bien interprété, c’est malgré tout dans l’émotion que suscite cette brillante œuvre que réside tout le génie.

L’histoire est banale ; le jeune William (Patrick Fugit), encore au lycée, se voit donner la chance d’écrire une histoire pour le « Rolling Stones Magazine » sur un groupe de rock émergeant, les « Stillwater », avec l’opportunité de les accompagner sur leur tournée. A priori pas de quoi s’emporter…et pourtant.

Fort de l’oscar du meilleur scénario original en 2000 et du golden globe du meilleur film musical ou comédie en 2001 (ainsi que de 44 autres victoires et 76 nominations internationales…), et avec ses quelques 60.000.000 $ de budget, Almost Famous est une fable d’un peu plus de 2 heures (162 min pour le « director’s cut ») dont le théâtre se trouve être les seventies psychédéliques, grande et merveilleuse époque du rock’n’roll.

Tout y passe, amour, amitié, sexe et drogue, sur un fond d’expériences interdites et de passage à l’âge adulte (le jeune William vivra bien plus que sa première expérience de journaliste durant sa folle aventure…), avec un rythme soutenu et un humour imparable, teinté d’ironie.

Débordant de l’univers musical de part sa lucidité, le film peut sembler dénoncer. Mais sous l’allure de morale contre la superficialité des mouvances musicales et de l’intérêt discutable des « groupies » et autres mouvements fanatiques improductifs (voire contre productif, pour la société en tout cas, de part leur passivité et leur anti conformisme), se cache un projet bien plus ambitieux, voire risqué, celui de dépeindre « comme si on y était » une époque révolue, passionnante et passionnée, teintée de nostalgie, comme un merveilleux témoignage pour les générations à venir d’une époque « rock », avec ses défauts, certes, mais dont on ne peut en aucun cas dire qu’elle n’était pas sincère dans sa manière à elle de vivre l’instant présent…

Mon avis personnel : ce film est excellent pour s’imprĂ©gner de l’univers “sex drug and rock n roll” si lĂ©gendaire des annĂ©es 70’s. On y apprend Ă©galement les dĂ©rives de l’Ă©poque et que le management musical, mĂŞme s’il est très diffĂ©rent du management actuel, Ă©tait impitoyable pour les artistes.

PrĂ©cisons que les Stillwater sont un groupe fictif, aucun lien avec un groupe des 70’s nommĂ© Ă©galement Stillwater mais qui n’a pas vraiment marchĂ©.

Je rajouterai que la bande originale est un vrai dĂ©lice : The Who, Led Zeppelin, Elton John, Lynyrd Skynyrd, David Bowie, Simon and Garfunkel et bien d’autres…

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La musique rock dans tous ses Ă©tats, du pop-rock au mĂ©tal, des 60’s Ă  aujourd’hui.